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 Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)

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Pascal
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MessageSujet: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Ven 23 Oct 2009 - 15:31

Comme pour Alain Souchon et Laurent Voulzy, je vais écrire ici mes textes sur Jean-Jacques Goldman et je vous encourage à poster vos commentaires et autres critiques/analyses.

Les commentaires les plus intéressants seront repris ensuite sur le site avec votre authorisation.

Petit rappel :

Tout post qui ne sera pas en rapport de très près avec le sujet de cette rubrique sera effacé sans autres explications et ceci afin d'améliorer la lisibilité de l'ensemble.

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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Ven 23 Oct 2009 - 16:19

Taï Phong et les premiers singles solos :

Taï Phong :

Khan Maï : chant, guitare
Taï Sinh : chant, basse
Jean-Jacques Goldman : chant, guitare
Jean-Alain Gardet : claviers
Stephan Caussarieu : batterie

TAÏ PHONG (1975)



Un rock progressif intelligent, planant, inspiré des groupes anglo-saxons comme Pink Floyd, Yes ou Genesis, mais avec leur propre style.

Ce premier album, fortement remarqué à l'époque trouve un public en France et le groupe triomphe avec la ballade "Sister Jane" composée par Khan Maï.

Jean-Jacques nous offre un premier titre : "goin' away", du pur rock progressif comme on savait en faire à l'époque, avec changement de rythmes et d'ambiances, axé sur les guitares et les voix de Jean-Jacques et Khan.

Taï Phong donne ses premiers concerts, mais Jean-Jacques est terrorisé avant de monter sur scène.
Il lui faudra d'ailleurs quelques années avant de maîtriser l'art de la scène, art dans lequel il excellera dès le milieu des années 80.

WINDOWS (1976)



Un album qui montre que le groupe mûrit et s'améliore.

Khan Maï propose le titre "games" une resucée de "sister Jane" qui n'obtiendra aucun succès.

Jean-Jacques Goldman nous offre un véritable petit bijou de huit minutes : "when it's the season" .

Malgré les bonnes critiques de la presse rock en général qui salue la réussite de cet album, celui-ci n'obtiendra pas le succès de son prédécesseur.

Cette année-là, les membres de Taï Phong décident de s'aventurer en solo et Jean-Jacques enregistre un premier 45 tours, en français cette fois-ci : "C'est pas grave papa-tu m'as dit".

Virage a 45° vers une variété franchouillarde peu inspirée, malgré la présence déjà de blues sur la face A.
Il faut dire que Jean-Jacques Goldman adore la musique noire, blues bien sûr mais surtout gospel, l'un de ses premiers amours.

En 1977, c'est un deuxième single : "les nuits de solitude-jour bizarre".

Si la face A est un mauvais disco toujours aussi peu inspiré , la face B sauve le disque avec une petite ballade acoustique un peu trop produite malheureusement avec moult violons et choeurs, mais qui montre que Jean-Jacques a déjà trouvé son style.

Cette année-là, Taï Phong décide de repartir en tournée mais Goldman refuse de suivre le groupe qui engage alors le gallois Michael Jones pour le remplacer.

Taï Phong commence à se fracturer, Jean-Alain Gardet quitte le groupe, bientôt suivi de Taï Sinh.

En 1978, troisième single pour Jean-Jacques Goldman : "Back to the city again-Laetitia" et là on a affaire à du très grand Goldman.

"Back To The City Again"

J'ADOOOORE ce titre, anti-écologique, pro-pollution et pro-citadin.

(Back to the city again,
retremper mes racines dans le goudron,
retrouver le coca et les néons,
les filles pleines de sun qui sentent bon.
Back to the city again,
respirer le métro à plein poumons,
reparler de rien mais avec le ton,
me gaver de ketchup et de béton.)


"Laetitia"

La grande ballade qui tue, je ne comprend toujours pas comment ces deux titres n'ont pas cartonnés à l'époque.

Un très grand titre oublié de sa disco.

(Je suis pas bien malin, on me l'a répété,
depuis toujours j'ai préféré plutôt rêver.
Chez moi on ne pardonne pas d'être fragile,
ça ne se faisait pas d'être aussi malhabile.

Au bureau aussi ils se moquent tous de moi,
tu comprends je fais pas les choses comme il se doit,
j'aime pas leurs blagues idiotes et puis je ne bois pas,
mais quand je rentrais les nerfs à bout tant de fois,

j'avais Laetitia, j'avais Laetitia, j'avais Laetitia,
je l'avais près de moi.)



En 1979, grand retour de Taï Phong pour un troisième album :

LAST FLIGHT (1979

Khan Mai : chant, guitare
Jean-Jacques Goldman : chant, guitare
Stephan Caussarieu : chant, batterie
Michael Jones : chant, basse
Pascal Wutrich : claviers



Un album médiocre d'un groupe en lambeaux.
Khan et Jean-Jacques ne jouant d'ailleurs pas sur tous les titres.

Il s'agit néanmoins du premier album sur lequel aient joué ensemble Jean-Jacques Goldman et Michael Jones.

Jean-Jacques écrit le superbe titre "end of an end" qui commence comme du Crosby, Stills & Nash pour évoluer en titre rock, et le disco/new wave de mauvais goût "sad passion".

Michael Jones écrit également deux titres : la ballade "13th space" avec Pascal Wutrich et "how do you do", deux titres sympa sans plus.

Taï Phong se sépare dans la foulée de l'album.

Jean-Jacques Goldman devra attendre encore deux ans avant de pouvoir publier son premier album solo.

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Dernière édition par Pascal le Sam 24 Oct 2009 - 0:03, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Ven 23 Oct 2009 - 21:42

Super. Je suis bien épatée car je ne savais rien des prémices de JJG. Si tu pouvais placer des liens pour agrémenter ton analyse ce serais génial. Mais tu fais comme tu peux. Tu as accompli un travail déjà laborieux. Merci.
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Pascal
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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Ven 23 Oct 2009 - 23:50

Merci beaucoup Fraguella.

Voici quelques clips :

Sister Jane 1975 (très mauvaise qualité mais vidéo hyper rare d'une apparition télé)

http://www.youtube.com/watch?v=K9W4A-8Aw3k

La première chanson signée Jean-Jacques Goldman :
Goin' Away 1975

http://www.youtube.com/watch?v=UnYwN5AvYto&feature=related

When it's the season 1976

http://www.youtube.com/watch?v=aT1ngm-ADkY

Premier single solo : C'est pas grave papa 1976

http://www.youtube.com/watch?v=ZwMgYnC83So

Deuxième single, le disco "les nuits de solitude" en 1977 :

http://www.youtube.com/watch?v=5sChK0NXdfE

Son superbe troisième single en 1978 :

Back to the city again

http://www.youtube.com/watch?v=fxrUfNLMUYE&feature=related

très courte vidéo de back to the city again

http://www.youtube.com/watch?v=mYOyqEQ7_4w&feature=related


Laetitia

http://www.youtube.com/watch?v=jC1GCQke2LI

Voilà j'espère que cela te satisfait

et merci pour le compliment.






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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Sam 24 Oct 2009 - 1:05

Oh secours Cal. Tu me balances tout sans ménagement. Je n'ai pas eu des hormones rajeunissantes & virilisantes moâ

Je n'ai pas besoin de tergiverscer (orthographe à demander à Kris) pendant trop longtemps sinon je serai trop réfléchie.
Le premier morceau, j'ai cru qu'on l'avait diffusé en 33 tours alors qu'il était enregistré en 45. Bon. C'est marrant. Comme dirait Cal + c'est long .... Ils ont fait quand même un bon travail & nous voulons toujours la perfection.

Je n'ai pas eu le temps d'auditionner avec calme & sérénité (vu le contexte perturbé dans mon manoir) la suite, mais j'ai pu surprendre la véritable prestation de jjg au 4ème ou 5ème lien. Merci encore Cacouille.

Smile
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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Sam 24 Oct 2009 - 1:12

J'ai pas tout compris, mais c'est pas grave.

"Sister Jane" est sorti en 45 tours et sur le premier album de Taï Phong.

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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Jeu 29 Oct 2009 - 0:29

JEAN-JACQUES GOLDMAN (1981)
(Démodé)




A l'envers
Sans un mot
Brouillard
Pas l'indifférence
Il suffira d'un signe

J't'aimerai quand même
Autre histoire
Quelque chose de bizarre
Quel exil
Le rapt
Juste un petit moment

(Goldman)

Jean-Jacques Goldman voulait appeler cet album "Démodé", ce que sa maison de disques refusa, parce qu'il se sentait lui même comme cela, démodé .

Parce qu'il pensait que sa musique n'était pas assez moderne et n'obtiendrait que peu de succès et il n'avait pas vraiment tort, ni totalement raison.


En 1981, Goldman est un has-been, limite never was.
Pour les amateurs de musique rock, il a fait partie d'un groupe de rock progressif brillant mais éphémère et surtout terriblement décevant, dont le seul succès fut un titre écrit par un autre que lui.

Aucun de ses singles solos n'ont marchés, et cet album n'obtiendra pas plus de succès.

Si cela ne suffisait pas, impossible de le voir en concert, il a abandonné les tournées aux alentours de 76/77.

Pourtant et malgré une production un peu légère, QUEL ALBUM !!!

Une suite de morceaux qui n'ont l'air de rien, mais qui sont pourtant pratiquement tous devenus des classiques.
Un album considéré par ses fans hardcore comme l'un de ses meilleurs, malgré quelques ratages comme le new wave "sans un mot" quoique le texte sauve la chanson du naufrage total.

"A l'envers"

J'adore les anti-héros et Jean-Jacques nous a écrit une très belle chanson sur le désespoir d'être médiocre, un sentiment que les vrais médiocres ne ressentent jamais, vous pouvez me croire.

(Déguisé comme un gagnant,
tout dehors et rien dedans,
bronzage été comme hiver,
ça j'ai jamais pu le faire.

J'suis tombé profond profond,
j'croyais tous les zéros frères,
mais dans la jungle des bas fonds,
rallume un peu la lumière,
J'suis pas plus doué pour l'enfer.

La vie à l'envers,
J'fais jamais jamais jamais l'affaire)


"Pas l'indifférence"

Le plus beau morceau de l'album, rien à dire, juste à écouter.

(Tout mais pas l'indifférence,
tout mais pas le temps qui meurt,
et les jours qui se ressemblent,
sans saveur et sans couleur.

Je donnerais des années pour un regard,
des châteaux des palais pour un quai de gare,
un morceau d'aventure contre tous les conforts,
des tas de certitudes pour espérer encore.)


"Il suffira d'un signe"

Un morceau extraordinaire avec une intensité qui monte au fur et à mesure jusqu'à l'apothéose.
Jean-Jacques Goldman nous chante l'apocalypse comme si on y était.

(Il suffira d'un signe, un matin,
un matin tout tranquille et serein,
quelque chose d'infime, c'est certain,
c'est écrit dans nos livres, en latin.

...

Tu verras que les filles, oh oui tu verras bien,
auront les yeux qui brillent, ce matin,
plus de faim de fatigue, des festins,
de miel et de vanille et de vin.)


"J't'aimerai quand même"

J'adore ce titre, musicalement c'est très fort, mais sa voix incroyable lui permet d'atteindre des sommets d'émotion....frissons garantis.

(Même si c'est interdit,
illégal ou hors-la-loi,
impur, obscène ou maudit,
par les hommes et par les croix.

Je me mettrais dans la marge,
je m'écarterais des lois,
Parmi les fous d'être sage,
enfin délivré de moi,

J't'aimerais quand même!)



"Une autre histoire"

On peut rapprocher cette chanson du "Manivelle" d'Alain Souchon, mais là où Souchon voyait sa vie racontée en film, Jean-Jacques la voit racontée en pièce de théâtre.

(L'histoire est banale, elle n'intéresse personne,
le public est rare, j'en vois même un qui dort,
une vie qui passe,
une vie en deux heures,
moi le premier acteur,
je rêve d'un auteur.

Une autre histoire, une autre histoire,
racontez moi une autre histoire.)


"Quelque chose de bizarre"

Alors là, grand mystère, de quoi parle-t'il?
Que s'est-il passé ce samedi 17 au soir en Novembre?

Ça ne peut pas être sa naissance, il est né le 11 octobre 1951.
Peut-être simplement le plaisir de raconter une histoire bizarre.

(Ils étaient rassemblés autour d'un grand trou vide et tout noir,
ils se balançaient en chantant, les mains tendues vers le maître.
Soudain tout cessa brusquement et son doigt montra ma cachette.
"venez, nous vous attendions ce soir, vous n'êtes pas en retard".

Il y avait quelque chose dans l'air, quelque chose de bizarre)


"Quel exil"

La détresse de l'humain qui cherche sa place dans cet univers.

(J'ai posé des questions aux professeurs en blouse blanche,
j'ai gagné des calmants à la place des réponses.

Et pourtant, pourtant, dans un coin de ce monde,
un morceau de terre, un ciel et des secondes,
une histoire, un sang, du temps qui défile,
si paisible et si tranquille,
dans quel île ou quel exil?)


Patience Jean-Jacques, la gloire et le succès c'est pour très bientôt.

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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Jeu 5 Nov 2009 - 1:36

JEAN-JACQUES GOLDMAN (1983)
(Minoritaire)

Contrairement à bon nombres de sources (dont wikipédia) l’album est sorti en 1983 et non en 1982.



Au bout de mes rêves
Comme toi
Toutes mes chaînes
Jeanine médicament blues
Veiller tard

Quand la musique est bonne
Je ne vous parlerai pas d’elle
Etre le premier
Si tu m’emmènes
Minoritaire
Quand la bouteille est vide

(Jean-Jacques Goldman)

Comme le premier album qui devait s’appeler “Démodé”, Jean-Jacques tenait à nommer celui-ci “Minoritaire”, un peu pour les mêmes raisons d’ailleurs.

Encore une fois la maison de disques n’a pas voulu, refusant de faire confiance à un artiste qui ne se sera que peu (voir pas du tout) trompé au cours de sa longue carrière.


L’album de la révélation rempli de tubes jusqu’à ras bord : d’abord “Quand la musique est bonne” qui me fit découvrir Goldman comme tant d’autres, puis “comme toi” et enfin “au bout de mes rêves”, mais si j’ai beaucoup aimé ces titres à l’époque, je leur préfère aujourd’hui mille fois les autres titres moins connu, comme le rafraichissant “Jeanine médicament blues”, la superbe ballade “veiller tard”, l’étonnant “je ne vous parlerai pas d’elle” , le très beau “si tu m’emmènes” ou le hard rock “Minoritaire”.

Notons dans les musiciens, la présence du guitariste de Trust, Nono Krief pour “Jeanine Médicament Blues” et “Minoritaire” et l’un des premiers fidèles des futures tournées : Philippe Herpin, dit Prof Pinpin au saxophone.

“Comme Toi”

L’une des plus belles chansons sur le génocide des juifs.
Goldman qui, au lieu d’accuser directement les bourreaux, met intelligemment l’accent sur l’histoire banale d’une jeune fille juive des années 40, dont la vie connut une fin, comme beaucoup d’autres, tragique.


(Elle s’appelait Sarah, elle n’avait pas huit ans,
sa vie c’était douceur, rêves et nuages blancs,
mais d’autres gens en avaient décidé autrement.)



“Jeanine Médicament Blues”

Un blues sympa, ou plutôt un boogie-blues digne de Status Quo, un texte coquin, politiquement incorrect, bref tout ce que j’aime.
Ce titre (comme “le petit blues peinard) est la preuve que Jean-Jacques possède un véritable feeling pour le blues, ce que peu d’artistes français possèdent.


(Quand les fêtes de la chandeleur sont bien terminées,
qu’il ne me reste plus un roi plus une reine à tirer,
quand j’ai tout à l’envers, quand je ne tiens plus la route,
quand il n’y a plus de mystère et plus l’ombre d’un doute.
J’ai toute une panoplie rangée dans un placard,
superinsecticide spécial anti-cafard.

Une rose pour la vie
une rouge pour l’amour
une noire pour la nuit
et une bleue pour le jour
une jaune pour être speed
une mauve pour être cool
orange pour le rire
et marron pour les moules
une blanche pour être bien
une verte pour la route,
et Jeanine, Jeanine, Jeanine, pour éviter le pire.)


“Veiller Tard”

Sublime ballade...rien à redire.
Superbe partie de saxo de Mr. Herpin.

(Les frissons où l’amour et l’automne s’emmêlent,
le noir où s’engloutissent notre foi, nos lois.
Cette inquiètude sourde qui coule en nos veines,
qui nous saisit même après les plus grandes joies.

Ces raisons là qui font que nos raisons sont vaines,
ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard)


“Je ne vous parlerai pas d’elle”

Alors là, un titre vraiment étonnant, sans en avoir l’air, et pourtant !
Jean-Jacques Goldman casse le format habituel de la chanson pop (couplet, refrain, couplet, refrain).

Première partie : JJG nous fait la liste de tout ce qu’il accepterait d'avouer plutôt que de parler d’elle.

(je vous dirai ma vie dans son nu le plus blême...je vous dirais les clés vous livrerais les codes)

Deuxième partie : JJG essaye de ne pas nous parler d’elle mais la tentation est trop forte :

(Mais je ne vous parlerai pas d’elle....elle est à côté de moi quand je me réveille...je ne vous parlerai pas d’elle....elle est là même où mes pas ne me guident pas ....elle est plus que ma vie, elle est bien mieux que moi, elle est ce qui me reste quand je fais plus le poids)

Troisième partie : les choeurs parlent d'elle à sa place dans un refrain obsédant, presque comme un mantra, devenant de plus en plus intense à mesure que les instruments et les voix rejoignent les choeurs.
On peut même regretter que le fade out arrive aussi vite.

(Elle est à côté de moi quand je me réveille, elle a sûrement un contrat avec mon réveil)


“Si tu m’emmènes”

Une chanson avec une progression ébourrifante (des restes de son passage chez Taï Phong probablement) et un texte superbe.

(Tu choisiras l’endroit,
tu choisiras l’instant,
et l’acier sur nos bras
mélangera nos sangs.

Tu me désigneras,
les ennemis les frères,
les idoles et les lois,
les croix et les bannières.

Si tu m’emmènes....)


“Minoritaire”

Goldman est un grand artiste de la chanson française, ni 100% variété, ni 100% rock ou blues ou gospel mais un peu tout ça à la fois.

Ici il fait la preuve de son amour pour la musique rock sur ce titre qui déménage avec un invité spécial en bandoulière : Nono "antisocial" Krief.

Le message est clair : pas besoin d’être un poseur avec l’attirail du parfait rocker pour faire du vrai rock :

(Je n’ai pas mérité de jouer du rock’n’roll,
mes ghettos, mes idées ne sont pas homologuées.
J’ai pas le bon blouson, j’ai pas les bonnes bottes,
et en haut de mon bras je n’ai rien fait tattouer.)


On retrouve un peu l’anti-héros de “A l’envers”, avec une confession de foi étonnante, à rebours complet de ses confrères chanteurs :

(Je ne sais pas encore d’où viendra la lumière,
les solutions magiques plus douces et plus belles,
je ne suis pas certain qu’elle sortira des computers,
mais je suis sûr qu’elle ne viendra jamais des poubelles).


Rappelons qu’en 1983, il n’existe aucun ordinateur familial, pas de système à interface graphique et pas de souris et bien évidemment pas d’internet.

Le premier MacIntosh (avec interface graphique) sortira en 1984 et le premier système Windows peu après.

Autre confession de foi, mais celle-là moins étonnante :

(J’ai vendu mes oreilles aux silences des hommes,
jusqu’au fond du sommeil je les entend qui sonnent.)


Ce deuxième excellent album déclenche un succès aussi énorme que surprenant pour ce jeune premier de 32 ans.

Personne ne peut penser qu’il va rééditer ce succès, encore..... et encore........ et encore.

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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Dim 8 Nov 2009 - 18:04

POSITIF (1984)




Envole moi
Nous ne nous parlerons pas
Plus fort
Petite fille
Dors bébé dors

Je chante pour ça
Encore un matin
Long is the road
Ton autre chemin

(Goldman)

Après l’énorme succès de son dernier album, Jean-Jacques Goldman n’a pas le droit à l’erreur, contrairement à ce qu’il chantait sur “minoritaire”.

Des tubes, des tubes et encore des tubes.
Et c’est bien la raison pour laquelle cet album m’est indigeste.
Pourtant je l’ai beaucoup écouté à l’époque, mais aujourd’hui je ressens une énorme impression de vide, un vide abyssal, recouvert par une production 80’s gonflante (synthés gluants et batteries électroniques) et au final peu de titres surnagent.

Passons sur “Envole moi”, resucée de “Quand la musique est bonne” et sur “encore un matin”, le tube qui il comme il le chante ne sert à rien.

Le sympathique “plus fort” est malgré tout un copié collé de “minoritaire”, d’ailleurs l’impression de redite est énorme sur tout ce disque, sans n’obtenir qu’un dixième de la magie de l’album précédent.

“Dors bébé dors” est assez joli, je l’accorde, mais “nous ne nous parlerons pas”, “petite fille” et “je chante pour ça” sont parmi les plus mauvais titres de Goldman.

Deux titres sont à sauver, les deux seuls titres où Goldman retrouve ses origines :

Le gospel “Long is the road”, du pur bonheur et l’épique : “Ton autre chemin”.

Malheureusement le meilleur titre de l’album n’y figure même pas : le bluesy “p’tit blues peinard”, que l’on peut trouver à l’époque sur la face B du single “Long is the road” mais qui aurait largement mérité sa place sur cet album.

“Long Is The Road”

Un très grand titre de Goldman, le seul vrai grand titre de cet album d’ailleurs, Jean-Jacques aime le gospel et ça se sent.

(Sur des highway 61 l’ombre d’un Zimmerman,
dix trains de losers pour un Rockfeller,
brûler sa peau pour être un Battling Joe,
quand chaque espoir se décline en dollars,

jusqu’aux bannières où les stars s’affichent,
sous les lumières tout est blanc, propre et riche,
du jeudi noir jusqu’au bleu de John Ford,
dans chaque histoire se cache un chercheur d’or.)


“Ton autre chemin”

Un mini opéra-rock en trois actes qui raconte, je le suppose sa relation avec son demi-frère Pierre Goldman, activiste d’extrème gauche, emprisonné en 1969 après avoir commis quelques bracages et qui sera assassiné en pleine rue en 1979, assassinat qui ne sera jamais totalement élucidé.

Premier acte : l’enfance

(Je t’ai joué mes premières notes,
tu écoutais les yeux mi-clos,
simples et malhabiles, un peu fausses, un peu sottes,
je n’entendais que tes bravos
en saluant devant le piano)

Deuxième acte : la révélation

(Tu a commencé à être absent,
souvent, puis plus longtemps,
ta mère nous disait que tu partais en vacances,
elle ne mentait pas quand j’y pense,
vacances de vie, vacances d’envie)


Troisième acte : le bilan

(A quoi tu penses quand revient le soir,
tes quatre murs renferment quels espoirs?

Dis moi tes signes et dis moi ton language,
les horizons des barreaux de ta cage.

...

Et puis me voilà te parler de ma vie
de son niveau, ses ennuis ses envies,
sa course vaine et mon manque d’amis,
à tes yeux vide, ton absence ahurie,

Montre moi ton autre chemin,
décris moi ton autre chemin.)



Sur cet album se trouve la crème des musiciens français de l’époque que l’on retrouve absolument partout à l’époque :
Manu Katché, Guy Delacroix, Patrice Tison, Kamil Rustam, Claude Engel, Alain Pewzner, y compris le saxophoniste de Supertramp, John Anthony Helliwell.

Une chose importante va se passer à l’époque : les retrouvailles avec Michael Jones, également ex-Taï Phong.
Avec lui et Philippe Herpin, Jean-Jacques Goldman va fonder un groupe de scène en béton pour sa première tournée solo : Claude Lepéron (basse), Philippe Grandvoinet (claviers), Jean-François Gauthier (batterie).

Et non seulement il va y prendre goût mais il va se révéler comme un très grand artiste de scène, donnant des concerts absolument géniaux, créant un rapport très intime avec son public entrecoupant ses chansons par des interventions pleines d’humour, n'hésitant pas à changer ses compositions pour les rendre encore meilleurs.

Ses albums live seront d'ailleurs, du moins c'est mon point de vue, meilleurs que ses albums studios, et ça c'est très rare.

Pourquoi l’album se nomme-t’il “Positif”?

Parce que la maison de disques avait refusé les titres “Démodé” et “Minoritaire” des deux albums précédents parce qu’ils n’étaient pas assez positifs !

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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Jeu 19 Nov 2009 - 1:30

NON HOMOLOGUé (1985)



Compte pas sur moi (Goldman)
Je te donne (Goldman-Jones)
Famille (Goldman)
La vie par procuration (Goldman)
Parler d’ma vie (Goldman)

Pas toi (Goldman)
Bienvenue sur mon boulevard (Goldman)
Elle attend (Goldman)
Délires schizo maniaco psychotiques (Goldman)
Je marche seul (Goldman)
+

Confidentiel (Goldman) version CD uniquement

Jean-Jacques Goldman a retrouvé son modjo baby, il a surtout retrouvé son inspiration après le court passage à vide que fut l’album “Positif”.

Jean-Jacques Goldman et Michael Jones se sont retrouvés lors de la première tournée du premier et fêtent leur nouvelle amitié via “je te donne”, un classique de Goldman avec deux solis de guitares d’enfer digne des Eagles.

Pas grand chose à jeter sur cet album, peut-être “bienvenue sur mon boulevard” et “elle attend” et encore...On ne peut pas non plus parler de mauvais titres.

Le titre “confidentiel” était au départ la face B du single “je marche seul” et n’apparaissait pas sur les versions vinyles de l’album, mais a trouvé sa place sur la version CD et tant mieux.



“Compte Pas Sur Moi”

Jean-Jacques met les points sur les “i”s.
D’accord, il est devenu une star de la chanson française et ses disques se vendent commes des petits pains, mais pas question pour lui de se prostituer ou de devenir ce qu’il n’est pas.

Je me souviens d’une émission de variété (Drucker il me semble) où il avait refusé de faire la bise à une très belle jeune femme, simplement parce qu’il n’en avait pas envie, voilà, c’est ça le Goldman que j’aime.

(Oublier d’où je viens, ma mémoire et les miens,
non non non non non,
endosser pour faire bien les nouveaux lieux communs,
non non non non non,
penser qu’on a moins tort quand on hurle plus fort,
non non non non non,
t’en trouveras des tas pour chanter ces choses là,
alors compte pas trop sur moi.)


“Je te donne”

sympathique petite chanson sur l’amitié.

(Je te donne toutes mes différences,
tous ces défauts qui sont autant de chances,
on sera jamais des standards, des gens bien comme il faut,
je te donne tout ce que j’ai, tout ce que je vaux)



“Famille”


L’importance de la famille, pas seulement la nôtre, mais aussi celle que l’on se donne, nos amis, et chez Jean-Jacques, ses musiciens et son public.

(Tu es de ma famille, de mon ordre et de mon sang,
Celle que j’ai choisie, celle que je ressens,
dans cette armée de simples gens.

Tu es de ma famille, bien plus que celle du sang,
des poignées de secondes dans cet étrange monde,
qu’il te protège s’il entend.)


“Pas toi”

Aïe, la chanson qui m’a le plus touché.

Difficile encore aujourd’hui d’écouter ce titre dans sa version originale, sans ressentir une émotion intense.

(J’ai beau me dire qu’il faut du temps,
J’ai beau l’écrire, si noir sur blanc,
quoi que je fasse, où que je sois,
rien ne t’efface, je pense à toi,

et quoi que j’apprenne,
je ne sais pas,
pourquoi je saigne,
et pas toi.

Y a pas de haine, y a pas de roi,
ni Dieu ni chaîne, qu’on ne combat,
mais que faut-il? quelle puissance?
quelle arme brise l’indifférence?)



“Délires schizo maniaco psychotiques”

Derrière ce titre à la Thiéfaine, se cache une chouette petite rengaine .

(Il paraît qu’on des milliards,
à s’ignorer dans ce bazar,
mais comment trouver l’identique,
à mes délires schizo maniaco psychotiques.)



“Je marche seul”

Le follow up attendu de “Quand la musique est bonne” et “envole moi”, un poil au dessus tout de même.
Un titre qui comme tous ceux de Goldman est encore meilleur sur scène.

(Je marche seul,
quand ma vie déraisonne,
quand l’envie m’abandonne,
je marche seul,
pour me noyer d’ailleurs)


“Confidentiel”

Le petit bijou qui clôture ce disque.
Message d’adieu aux fans repris en choeur en fin de concert.

(Peut-être on se retrouvera,
peut-être que, peut-être pas,
Mais sache qu’ici bas, je suis là.

Ça restera comme une lumière
qui m’tiendra chaud dans mes hivers,
un petit feu de toi qui s’éteint pas.)


Si Jean-Jacques Goldman s’est encore une fois entouré de musiciens de studios super-pros et d’amis comme Nono de Trust sur “compte pas sur moi”, on y trouve quand même Michael Jones, Philippe Herpin et Claude Le Peron sur deux ou trois titres.

Goldman et sa troupe repartent pour une tournée qui va être triomphale, donnant naissance à son premier album live.

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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Ven 27 Nov 2009 - 19:18

EN PUBLIC (1986)
Double live



Veiller tard (Goldman)
Compte pas sur moi (Goldman)
Envole-moi (Goldman)
Comme toi (Goldman)
La vie par procuration (Goldman)
Sans un mot (Goldman)
Pas l’indifférence (Goldman)
Je te donne (Goldman-Jones)
Pas toi (Goldman)
Quand la musique est bonne (Goldman) (version CD)

Il suffira d’un signe (Goldman)
Elle attend (Goldman)
Long is the road (Goldman)
Petite fille (Goldman)
Ton autre chemin (Goldman)
Medley :
Je marche seul (Goldman)
Quand la musique est bonne (Goldman)
Au bout de mes rêves (Goldman)
Encore un matin (Goldman)
Famille (Goldman)
Confidentiel (Goldman)


La tournée triomphale “Non Homologué”, dont la scène représente une chaine hi-fi géante avec cassette éjectable à la même échelle et que Jean-Jacques lancera sur le public à la fin du concert, sera la première à avoir droit à son double live.

Accompagné de son équipe habituelle (entre autres Jones, Le Peron, Gauthier, Grandvoinet, Herpin) plus une petite nouvelle : la chanteuse Carole Fredericks.

Carole Fredericks, plus qu’une simple choriste, une pointure, une très grande voix soul, soeur du bluesman américain Taj Mahal, dont les amis s’appelaient John Lennon, Eric Clapton ou encore Mick Jagger.

Carole Fredericks que l’on a entendu sur bon nombres de disques de la chanson française 80’s, de Michel Jonasz à Thiéfaine, et qui trouve chez Jean-Jacques Goldman, un autre frère de sang, habité par le blues et le gospel.

Leur association artistique ne pouvait que donner des étincelles, comme sur ce “Long is the road” d’anthologie sur lequel les deux artistes se surpassent dans un duel vocal sans précédent.

Cet album live, le moins important, le moins nécessaire de toute sa discographie est divisé en deux : d’un côté les titres que Goldman et son groupe reprennent en imitant les versions studios à la note près, ce qui donne un côté redondant à ce disque, et de l’autre, les titres où Jean-Jacques prend des risques, bouscule les habitudes ou simplement transcende les versions originales.

J’ai déjà parlé de la version live de “Long is the road”, il y a également “Quand la musique est bonne” qui n’existe que sur la version CD du double live, et qui comporte une intro/imitation de Jean-Michel Jarre, jeu comique avec le public où Jean-Jacques expérimente le synthé de lumière (j’ignore le nom de l’instrument, d’autant plus qu’il est fort probable que ce soit Grandvoinet qui joue la partie aux synthés) et joue “au clair de la lune” avant de jouer le riff de “quand la musique est bonne”, repris bientôt par le public avant que le groupe ne reprenne le thème.

Il y a aussi la version punk/speedée de “Sans un mot” et le medley “tubes du top 50” avec “Je marche seul, Quand la musique est bonne, Au bout de mes rêves, Encore un matin”, qui permet de nous débarrasser des titres les plus populaires mais peut-être les moins inspirés de sa discographie.

Je terminerais enfin avec le titre qui mérite à lui tout seul l’achat de ce disque : la version live de “confidentiel” chanté par Goldman accompagné par le public, un vrai moment d’émotion, frissons garantis.


1986 c’est également l’année où Coluche demande à Jean-Jacques d’écrire la musique d’un titre qui servira à lancer une oeuvre de charité qui malheureusement existe encore aujourd’hui : les restos du coeur.

http://www.youtube.com/watch?v=xnp-wM9kzM8

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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Mar 5 Jan 2010 - 16:45

Entre Gris Clair & Gris Foncé (1987)



A quoi tu sers?
Il changeait la vie
Tout petit monde
Entre gris clair et gris foncé
Là-bas (duo avec Sirima)
C’est ta chance
Des bouts de moi
Fais des bébés
Puisque tu pars

Filles faciles
Je commence demain
Elle a fait un bébé toute seule
Quelque part, quelqu’un
Qu’elle soit elle
Doux
Reprendre c’est voler
Il y a
Peur de rien blues
Il me restera
Appartenir

(Jean-Jacques Goldman)

(note : la première version en CD différait de cette version par l’ordre des titres et l’absence de “tout petit monde” et “il me restera”.)

Un pari insensé, un double album, entièrement composé par Jean-Jacques Goldman, avec deux feelings, deux atmosphères bien différentes.

Le premier est comme les précédents, axé sur les hit parades avec des tubes calibrés top 50 et parfois un peu trop produit pour mes goûts, et un deuxième plus proche de l’os, plus intimiste, avec une instrumentation plus simple, montrant les penchants naturels de Jean-Jacques entre autres pour le blues.

La réussite incontestable de cet album, son meilleur album et sa plus grande réussite commercialement parlant vont l’inciter à continuer sur cette voie.

Un pur chef d’oeuvre, je pense que tout le monde sera d’accord avec cela.

On retrouve bon nombres de fidèles : Michael Jones, Carole Fredericks, Prof Pinpin, Philippe Grandvoinet, Claude Le Peron et les requins de studios que sont Joe Hammer, Guy Delacroix, Patrick Bourgoin, Patrice Tison et j'en oublie.


“A quoi tu sers”

Mon morceau préféré, un titre épique aux relents progressif et un texte superbe.

Carole Fredericks que l'on avait pu apprécier sur le live précédent, fait ici sa premier apparition sur un disque studio.

(Y’en a qui bronzent et d’autres se font la peau plus claire,
certains s’effraient au fond quand d’autres font des affaires.

...

Y’en a qui pincent des cordes, y’en a qui frappent des peaux,
Certains importent exportent quand d’autres se jouent des mots.)



“Il changeait la vie”

Belle chanson, surtout le troisième couplet qui parle du saxophoniste Philippe Herpin dit Prof Pinpin.

(C’était un petit bonhomme, rien qu’un tout petit bonhomme,
malhabile et rêveur, un peu loupé en somme,
se croyait inutile, banni des autres hommes,
il pleurait sur son saxophone.

Il y mit tant de temps, de larmes et de douleurs,
les rêves de sa vie, les prisons de son coeur
et loin des beaux discours des grandes théories
Inspiré jour après jour de son souffle et de ses cris,
Il changeait la vie)


“Là-bas”

Superbe duo avec Sirima, chanteuse Anglo-Sri Lankaise, qui connut un destin plutôt tragique.

Jean-Jacques Goldman joue encore ici avec le thème du rêve américain, la nouvelle terre promise.

(Ici tout est joué d’avance, et l’on n’y peut rien changer,
tout dépend de ta naissance et moi je ne suis pas bien né.

Tout est neuf, tout est sauvage,
libre continent sans grillage,
beau comme on n’imagine pas,
ici même nos rêves sont étroits,
c’est pour ça que j’irai là-bas.)


“Fais des bébés”

Chanson ultra-cynique, punk et réjouissante.

(C’est gratuit, des fois t’en a même cinq pour le prix d’un,
ça plait aux filles et ça fait marrer les copains
permanent cinéma 100 fois mieux qu’FR3.

OK ça fait du bruit, ça sent pas toujours bon
mais entre nous c’est elles qui s’occupent des biberons.)



“Puisque tu pars”

Une autre grande ballade très belle et très triste comme JJG sait en faire, avec un refrain très accrocheur, un poil trop d'ailleurs, mais idéal pour faire chanter les foules.

Un titre qui termine à merveille l’album “Top 50” déjà quasiment parfait en tous points, les titres moins bons comme “Entre gris clair et gris foncé” ou “c’est ta chance” prendront une toute autre ampleur sur scène.

(Et puisque tu penses,
comme une ultime évidence,
que parfois même tout donner n’est pas forcément suffir,
puisque c’est ailleurs qu’ira mieux battre ton coeur,
et puisque nous t’aimons trop pour te retenir,
puisque tu pars.)



“Filles Faciles”

C’est avec ce superbe titre que débute le 2e album, plus intimiste et beaucoup plus à mon goût.

(Celles qui m’ont trouvé consommables, bien avant qu’j’sois dans les hit parades,
dans les bals ou les MJCs, comme au plus haut des Colisées.
Celles qui n’échangent pas leur plaisir
pour ce qu’on pense ou ce qu’on va dire
qui disent OK pour les enfers
contre un peu de paradis sur Terre.)



“Je commence demain”

J’ADORE ce titre, Goldman et le blues c’est une grande histoire d’amour et le blues le lui rend bien.

(Faudrait que j’trouve une femme
une gentille une maman
faudrait que je quitte ces dames
qui me font rougir le sang.

Faudrait que je devienne plus sage
que je sois plus raisonnable à mon âge
j’sais bien, j’sais bien, j’sais bien...
Je commence demain)


“Elle a fait un bébé toute seule”

C’est avec ce titre roots et bluesy que Jean-Jacques Goldman va ouvrir le tire, le premier tube d’une longue lignée issue de cet album, histoire de marquer les esprits ou de marquer des points, peu importe, pour JJG c'est gagné.

(Elle me téléphone quand elle est mal
quand elle peut pas dormir
je l’emmène au cinéma j’lui fais des câlins
je la fais rire.

Un peu comme un grand frère un peu incestueux,
quand elle veut.
Et son gamin c’est presque le mien sauf, qu’il a des yeux bleus.)


“Doux”

Une autre chanson sublime d’une sensibilité rare.

(S’il vous faut un intellectuel
un bel esprit, un prix nobel
s’il faut briller dans l’tout Paris
sorry !

Si la réussite vous excite
le style yuppie cool mais dynamique
coke pour le speed, pills pour la nuit
oublie!

J’expliquerai pas de large en long
le kama sutra en dix leçons
les modes d’emplois, notices, techniques
j’évite.

Mais je serais doux.....)



“Reprendre c’est voler”

L’une des plus belles chansons sur la séparation.

(Mais l’amour tu peux tout le garder
un soir je te l’avais donné
et reprendre c’est voler.)



“Peur de rien blues”

L’une des plus belles chansons de l’album, un grand, un très grand blues, avec solos de guitare à pleurer.

(Quand les rumeurs vipèrent,
quand l’image déteint,
il me reste ce vrai mystère,
et ça, ça m’appartient.

Quand je frôle la lumière,
qu’un instant je la tiens,
avec ma guitare à la main,
j’ai peur de rien.)



Bien évidemment j’en oublie, mais peu importe, à vous de découvrir ou redécouvrir ce chef-d’oeuvre qui est également un tournant dans la carrière de Jean-Jacques Goldman qui est désormais intouchable sur son piédestal, et ne tiendra plus jamais compte des impératifs commerciaux donné par les maisons de disques, les radios, les télés et les hommes en gris.

Jean-Jacques Goldman est désormais au-dessus de tout ça, et le plus incroyable (quoique), c’est que son public va le suivre là où il ira, toujours fidèle au rendez-vous.

C’est là le résultat de sa sincérité envers ses fans, sa famille .
Peu d'artistes peuvent en dire autant.

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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Mer 24 Fév 2010 - 15:41

Traces (1989)
Album live

Pochette extérieure (carton)


Pochette intérieure


Famille
Entre gris clair & gris foncé
C'est ta chance
Reprendre c'est voler
Elle a fait un bébé toute seule
Peur de rien blues
A quoi tu sers
Doux
Long is the road
Il changeait la vie
Medley :
Je marche seul
Quand la musique est bonne
Au bout de mes rêves
Il suffira d'un signe
Envole moi
Encore un matin

Puisque tu pars

(JJ. Goldman)

Voilà ça c'est du live, tel qu'on aimerait plus souvent en trouver dans les discographies de nos artistes préférés.

A l'exception de "Entre gris clair et gris foncé" (qui passait mieux visuellement qu'à l'écoute) et "c'est ta chance", on a affaire à du très grand Goldman, intime, sincère, touchant (Famille-Reprendre c'est voler-Doux-Puisque tu pars).

Malin, il se débarrasse de ses tubes dans un super medley de 8 minutes qui reprend ses titres les plus populaires, mais pas forcément représentatifs du personnage, débutant avec un duel guitaristique hilarant entre Jean-Jacques et Michael.

Un seul regret : qu'il ne s'agisse pas d'un double album, beaucoup de passages coupés (le massacre de "Long is the road" dont il ne reste que la partie gospel) et je pense surtout à ces petits moments intimes ou drôles que Goldman partage avec son public, comme s'il était entre amis et qui sont absents ici.
Je me souviens assez bien de l'histoire présentée comme un blues avant "Elle a fait un bébé toute seule" et dont seul subsiste la phrase "C'était pas la femme de ma vie", or il y avait bien cinq minutes de chanson/monologue avant.

Un superbe concert, inoubliable pour moi, à la patinoire de Malley près de Lausanne, qui finit de me convaincre que ce Goldman est un très très grand artiste, quelqu'un de rare, humain, drôle, personnel et qui en plus donne des putains de concerts avec des moments de blues intense et je repense à cette version live de "Peur de rien blues" , de rock heavy parfois aux accents progressifs (A quoi tu sers) ou encore ce gospel que Jean-Jacques aime tant (Long is the road) .
J'ai l'impression de me répéter mais tant pis, j'enfonce le clou : Jean-Jacques Goldman est l'un des seuls chanteurs français blancs à maîtriser la musique noire.

Un petit mot sur ses musiciens : rien de bien nouveau, Michael Jones est toujours là, Carole Fredericks vient pousser la chansonnette occasionnellement, son bassiste Claude LePéron, Philippe Delacroix-Herpin, Jean-François Gauthier, Jacky Mascarel et Philippe Grandvoinet.

Un très grand live qui aurait mérité d'être double.

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Dernière édition par Pascal le Jeu 25 Fév 2010 - 16:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Jeu 25 Fév 2010 - 16:20

Fredericks-Goldman-Jones (1990)



C'est pas d'l'amour
Vivre cent vies
Né en 17 à Leidenstadt
Un, deux, trois
Nuit
Je l'aime aussi
Chanson d'amour
A nos actes manqués
Peurs
Tu manques

(Jean-Jacques Goldman + textes anglais : Michael Jones)

Un album qui en a déçu plus d'un, alors qu'il fut probablement dans la même période, le disque préféré des ménagères de moins de 50 ans (mais plus de quarante).

Le problème vient du concept même du pseudo groupe "Fredericks-Goldman-Jones", puisque l'on va tenter de nous faire croire que JJ Goldman peux se fondre dans un trio, alors que lorsque l'on achète ce disque c'est pour lui et que si on va voir FGJ en concert c'est également pour lui et ses chansons.

Tout le monde aime Michael Jones et à l'exception de la frange raciste de son public, tout le monde aime Carole Fredericks, donc où est le problème ?

Le problème est que Michael et Carole chantent sur CHAQUE chanson, à égalité ou presque avec JJ Goldman pour un résultat malheureusement décevant.

Si cela ne suffisait pas, l'album reste coincé dans un mid-tempo un peu mou qui décolle que trop peu souvent.

En tant que tel, l'album est pourtant loin d'être mauvais, mais comparé aux albums précédent, c'est une énorme déception.

Jean-Jacques Goldman pêche également avec des textes qui font ressortir son humanisme, certes, mais qui donnent trop souvent un côté boy scout insupportable à l'album, même si je partage entièrement ses points de vue.
Une chanson contre le racisme ou simplement sur le manque de tolérance c'est bien, dix chansons sur le même sujet c'est trop.

Et quand Goldman se la joue rock'n'roll sympa, c'est également à côté de la plaque avec "Un Deux Trois" franchement mou du genou, même si encore une fois, le morceau prendra une nouvelle vie sur scène.

Finalement ma chanson préférée est également celle qui possède le texte le moins engagé et la plus énergique "Je l'aime aussi" quoique la version live sera encore meilleure.

Et j'ose imaginer que "Tu manques" est pour Sirima...

"C'est pas d'l'amour"

Une très belle mélodie et un très joli texte qui donne le ton à l'album.

(ça ressemble à la Toscane douce et belle de Vinci,
Les sages et beaux paysages font les hommes sages aussi,

ça ressemble à des images, aux saisons tièdes, aux beaux jours
au silence après l'orage, au doux toucher du velours.

C'est un peu tout ça tour à tour,
mais en tout cas c'est pas d'l'amour)


"Je l'aime aussi"

Musicalement juste génial...

(Si l'homme occidental est mono-
game sait-on si l'amour l'est aussi?
Pas loin d'ici, à quelques kilo-
mètres l'on dit que le game est poly,
Jules & Jim et Jeux interdits,
quand les musiques en trio sont jolies
dites-moi qui, qui mérite ici
l'exclusivité de toute une vie?)


"Peurs contre peurs"

Pas trop fan de la chanson, mais un très beau texte.

(Peurs contre peurs, nous sommes d'ici, elle est d'ailleurs,
peurs contre peurs, un jour elle est partie,
nous sommes restés, nos peurs aussi)

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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Ven 26 Fév 2010 - 17:37

Sur Scène (1992)
Album Live



Nuit (Goldman-Jones)
A quoi tu sers (Goldman)
Il suffira d'un signe (Goldman)
Un, deux, trois (Goldman)
Je commence demain (Goldman)
Peurs (Goldman)
Je l'aime aussi (Goldman)
Là-bas (Goldman)
Vivre cent vies (Goldman)
C'est pas d'l'amour (Goldman)
A nos actes manqués (Goldman)



Un autre grand live axé principalement sur l'album "Fredericks-Goldman-Jones", avec des versions live beaucoup plus fortes en émotions que les versions studios un peu froides pour moi.

"A quoi tu sers" est ici présentée entièrement transformée (avec trio de cuivres) mais encore une fois c'est un titre phare de Jean-Jacques Goldman.

La version live de "Il suffira d'un signe" ressortira en single.

Version comique de "un, deux, trois", bien meilleure que sa version studio, et version à rallonge du blues "je commence demain" où encore une fois la bonne humeur des artistes est mise en avant.

Meilleur version aussi de "Je l'aime aussi" plus musclée.

Version très émouvante, ultra sensible de "Là-bas", où les instruments et le public remplacent les parties habituellement chantée par Sirima, un très grand moment d'émotion.

Encore une fois on peut regretter que cet album ne soit pas un double.

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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Mar 2 Mar 2010 - 12:49

Rouge (1994)



Serre moi
On n'a pas changé
Que disent les chansons du monde?
Il part
Juste après
Rouge
Des vôtres
Frères
Des vies
Ne lui dis pas
Elle avait 17 ans
Fermer les yeux

(JJ Goldman)

Un superbe album, qui fait oublier un peu le mollasson "Fredericks-Goldman-Jones".

ça commence fort d'ailleurs avec l'ultra émouvant "serre moi" suivi de l'explosif "On n'a pas changé" .

Jusqu'ici on a un peu l'impression d'un album solo de Jean-Jacques Goldman, très bonne impression d'ailleurs, les voix de Carole Fredericks et de Michael Jones n'étant plus systématiquement entendue à chaque chanson.

L'album est malgré tout inégal, je n'ai jamais aimé par exemple l'imitation Dire Straits de la chanson "Des vies" où Goldman cite Mark Knopfler justement, mais ces quelques points faibles sont largement gommées par l'incroyable titre "Rouge" épique et puissant, soutenu par le choeur de l'armée rouge justement.

J'aime aussi beaucoup "Des vôtres", le sublime "Ne lui dis pas" et le final "Fermer les yeux", probablement le plus beau texte pour parler de prostitution.

Cet album est puissant, fort, nerveux, une excellente cuvée Goldman.

"Serre moi"

Goldman ouvre le bal avec cette plainte douloureuse, d'un amant partageant un dernier instant avec son aimée.

(Serre-moi fort,
serre-moi encore, petite,
ferme tes bras, ferme ta porte,
aux diables qui m'emportent)


"On n'a pas changé"

J'adoooooore ce titre, Goldman retrouve son esprit rebelle, anti-conformiste.
Faire du passé table rase et reconstruire un nouveau monde.

(J'ai des idoles en solde j'ai quelques saints à céder,
Des vieux leaders en vrai toc, j'ai des gourous périmés,
pas mal de stars de rock en stock, ex-rebelles jetsettisés.

C'est le grand marché de l'histoire
c'est un vieux monde à oublier
restent nos rêves et nos espoirs pour tout recommencer,


Et puis rallumer la lumière, briser l'obscurité,
balayer la poussière, respirer, respirer.

Et puis remonter les rivières,
persister et signer,
une autre vie, d'autres frontières,
c'était nos slogans nos idées,
on n'a pas changé.)


"Rouge"

Le romantisme de l'idéal socialo-communiste.

(Y aura des jardins, d'l'amour et du pain,
Des chansons, du vin, on manquera de rien,
y aura du soleil sur nos fronts,
et du bonheur plein nos maisons,
c'est une nouvelle ère révolutionnaire.

Un monde nouveau tu comprends,
rien ne sera plus jamais comme avant,
c'est la fin de l'histoire, le rouge après le noir)


"Des vôtres"

Le retour de l'enfant prodigue, comme un écho à "là-bas".

(Plus j'étais loin plus vous étiez beau,
comme on s'éloigne pour voir un tableau.

J'étais parti pour me trouver,
Je ne reviens que pour aimer.)


"Ne lui dis pas"

Ecoutez, juste écoutez.

(On n'avoue rien si l'on est innocent,
les mots sont vains, les mystères indulgents.
La pénombre éclaire du silence au mensonge.
C'est l'espace des songes.)


"Fermer les yeux"

Fermez les yeux et écoutez fort, très fort....

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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Mar 11 Oct 2011 - 23:45

*happy birthday Jean Jacques!

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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Mer 30 Jan 2013 - 15:05

Interlude aux enfoirés, beaucoup d'émotion je trouve...


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MessageSujet: Re: Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)   Mer 30 Jan 2013 - 19:38

Ouais très belle séquence, merci!
excellent

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Jean-Jacques Goldman (discographie détaillée)
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